Marie Hélène Allain interroge la pierre depuis une cinquantaine d’années. Elle l’a sculptée, polie et y a assemblé d’autres matériaux signifiants afin de lui donner un sens nouveau. Toujours passionnée par sa quête artistique, l’artiste travaille actuellement à sa 190e sculpture. ART-ARTISTE présente cinq œuvres de la série Secrets de varne qui évoquent chacune une caractéristique du peuple acadien ayant contribué à sa résurgence et à son épanouissement.
Léopold L. Foulem a révolutionné l’art céramique en créant des objets non utilitaires en opposition aux normes traditionnellement établies. Parallèlement à son œuvre céramique, il s’est également intéressé à la sculpture en bronze dont deux pièces, créées en 1988 lors de ses études de maîtrise à l’Indiana State University (É.-U.), seront exposées chez ART-ARTISTE. La galerie propose également cinq céramiques provenant de différentes époques de sa production.
Léopold L. Foulem est un céramiste de renommée internationale qui a exposé dans plusieurs pays et ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées.
Il vit au Québec où, après avoir enseigné la céramique pendant vingt ans, il devient professeur en arts plastiques jusqu’à sa retraite, il y a quelques années. Durant l’été, il revient à Caraquet, sa ville natale, où il a créé la presque totalité de sa production artistique.
L’été dernier, des cahiers de dessins sont retrouvés dans sa maison de Caraquet. Déposés là depuis 1978, ils proviennent de ses années d’études en arts visuels à l’Indiana State University, aux États-Unis, où il a complété sa maîtrise (Master of Fine Arts) en 1988. Léopold redécouvre avec bonheur ces esquisses dont il avait complètement oublié l’existence. Saisi par leur sobriété plastique et leur audace, il reprendra, avec humour, la citation de l’artiste dadaïste Beatrice Wood - I shocked myself!
Pendant ses études universitaires, Léopold se définit d’abord comme céramiste, ses cours de dessin sont plutôt complémentaires. Il accorde alors peu de valeur à ces exercices car il n’a jamais eu l’intention de créer des œuvres picturales. Pourtant, en les observant avec le recul du temps, il réalise que les contours sont manifestement plus importants que les détails. Ainsi, le volume devient l’essentiel de la représentation, une caractéristique qu’il a déjà remarquée dans les dessins du sculpteur anglais Henry Moore.
La redécouverte de ses dessins originaux l’a convaincu de leur valeur esthétique : ils ont désormais franchi la frontière entre exercices et œuvres d’art légitimes. Il est toutefois essentiel pour lui de distinguer cette production de son œuvre céramique en utilisant deux signatures différentes, soit LÉOPOLD pour ses dessins et les initiales LF pour ses céramiques, suivies de l’année d’exécution.
Corneilles : NOIR SUR BLANC
À l’hiver 2017, une tempête de verglas s’est abattue sur la Péninsule acadienne et le temps s’est arrêté pendant plusieurs jours, voire quelques semaines. Sans électricité, les jours passaient au ralenti et les soirs à la chandelle nous
rappelaient la vie moins effrénée d’une époque pas si lointaine.
Perçant le silence, le cri des corneilles a attiré mon attention. En les observant attentivement, j’ai été fascinée par leur sombre beauté et leur débrouillardise. Ces oiseaux, considérés nuisibles, sont dotés d’une intelligence qui leur a permis de traverser des millions d’années. Elles existent depuis plus longtemps que les humains et continueront probablement à exister sans nous, quand nous aurons nous-mêmes provoqué notre disparition.
Les corneilles, figées dans leurs mouvements, sont d’une surprenante poésie. Les ayant photographiées quotidiennement pendant plusieurs mois, je me suis retrouvée avec une collection d’images décortiquant de façon
spectaculaire la gestuelle de ces oiseaux noirs sur fond de neige blanche. En les étudiant d’aussi près, je n’ai pu que m’émouvoir devant tant de majesté et j’ai réalisé que l’existence d’une simple corneille contient toute la splendeur du monde. Les corneilles sont devenues pour moi symbole de résistance. Par le biais de cette exposition de photographies, je veux leur rendre hommage en dévoilant au grand jour le courage et l’élégance de ces oiseaux mal aimés.
Cette série de douze tableaux a été réalisée sur une période de deux années, entre 2020 et 2022. Durant cette période de création, j'ai voulu représenter le dialogue entre l'ouverture d'un cercle lumineux en ascension et la dynamique du clair-obscur dans la topologie du mouvement. Le cycle des saisons se révèle dans les composantes de chacune des toiles faisant ainsi écho à la nature et aux paysages qui sont à la source de mon inspiration. Le temps qui passe nous ramène à l'essentiel, comme la nature nous le rappelle si bien au fil des saisons par son renouvellement et sa beauté lumineuse.
Oeuvres réservées ou non disponibles, toujours en montre