Statement
Né en 1998 à Reims, Luc Pommet débute sa formation artistique dans les salles du musée des Beaux-Arts de Reims au contact des toiles de Corot. Après trois années de cours du soir (modèle vivant et peinture) au sein de l’École Supérieure d’Art et Design de Reims, il intègre la classe préparatoire de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Lyon. L’année 2017 marque son entrée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Au sein de l’atelier de François Boisrond puis de Mimosa Echard, il développe une pratique essentiellement picturale. Sa scolarité est ponctuée de quelques projets extérieurs, le plus important étant la réalisation du décor et des lumières pour le programme Tous les Matins du Monde de La Chapelle Harmonique, dirigée par Valentin Tournet. Ce programme a été présenté notamment à l’auditorium du Louvre le 12/10/2019 ainsi qu’à l’auditorium de Radio France le 27/03/2022. Luc Pommet obtient le Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques le 1er juin 2022. Son travail est exposé depuis dans différentes galeries établies à Paris, et est entré dans des collections privées françaises, suisses et américaines. Luc Pommet travaille désormais entre Paris et Clermont où il réside.
La peinture est progressivement devenue le lieu où se déposent les choses sensibles. Ces dernières s’y agencent et se recomposent, pénètrent dans son épaisseur, s’y brouillent ou en émergent. Tel un bac de décantation, le plan pictural accueille les éléments qui s’ajustent successivement en son sein, par strates. Cette superposition partielle des matières qui produit la rencontre des formes et des teintes, tente de rendre compte de mon expérience sensible et psychologique. Les différentes pratiques méditatives, qui constituent un axe important de mon travail, se structurent autour d’une recherche d’acuité mentale et sensorielle en vue d’observer la nature des choses et de l’ «être» au monde. le plan pictural est une peau tendue sur la surface de laquelle affleurent des stimuli lumineux, des grumeaux, une intensité lumineuse constamment changeante et dansante sur la surface épaisse et brillante d’un vernis. Dans cet état pré-conceptuel, pratiques picturales et contemplatives trouvent une résonance intime.
Je porte mon attention sur les éléments qui peuplent les lieux que j’occupe; ils finissent par trouver leur place dans le processus d’amoncellement et de dépouillement qui produit la peinture. Les formes végétales se multiplient, elles constituent désormais un réservoir de formes primaires, le matériau le plus simple, le plus concret qui soit. Leur présence apparemment immobile et immuable me paraît en fait être la plus à même de rendre compte des variations incessantes auxquelles la matérialité nous soumet.
De même le tableau, par sa simple existence en tant qu’objet perceptible ou phénomène matériel et esthétique, nous renvoie à l’expérience de la plus simple rencontre sensible.