Statement
Marilou Poncin (1992) vit et travaille à Paris.
Artiste plasticienne, elle étudie aux Beaux Arts de Lyon, à la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam et à l’ENSAD Paris.
Son travail explore nos fantasmes dans leur rencontre avec les nouvelles technologies. Ses travaux mettent en scène des camgirls, des avatars, des love dolls et des influenceuses : ces personnages principalement féminins qui peuplent l’imaginaire digital. Chacun des mondes fantasmagoriques qu’elle explore dévoile nos rapports individuels et collectifs aux sociétés dans lesquelles nous vivons, entre goûts, désirs, manques et préjugés.
Manipulant autant l’installation vidéo que la photographie, la peinture ou la céramique, ses œuvres croisent plusieurs formats et médium.
Entre agrandissement et accumulation d’images, l’artiste réduit la distance entre ses sujets et les spectateurs, leur proposant ainsi une expérience tactile des images et des corps.
Lancée en 2015 par le prix Inrocks Lab (nouvelle création vidéo), son travail sera ensuite exposé à l’Espace témoin (Genève), au Frac Île-de-France, à la Villette, aux Magasins Généraux, à la Gaîté Lyrique, à la Ricoh Art Gallery à Tokyo ou lors de festivals comme le Festival des films de Femmes de Créteil ou Videoformes à Clermont-Ferrand.
Sa première exposition personnelle a lieu en 2019 à la galerie Laurent Godin qui la représente désormais.
En 2022, elle est sélectionnée pour le Prix Sam pour l’art contemporain et reçoit un financement de la Fondation des Artistes pour son projet d’installation vidéo «Liquid love is full of ghosts». Elle conçoit également une installation multimédias pour le CAC Passerelle Brest dont elle propose une extension au MAC Lyon.