Statement
Zoé Thonet (née en 1994) est une artiste plasticienne qui vit et travaille à Paris. En collaboration avec Max
van Herpen et Mathieu Preux, elle développe des sculptures interactives et sonores.
Ses sculptures sont pensées comme des architectures sensibles, des matières sonores avec lesquelles nous
cohabitons. Fragments suspendus, vestiges marqués par le temps ou les usages, chaque forme est conçue
comme une ruine vivante qui garde en elle une temporalité flottante.
S’inspirant des phénomènes acoustiques des sites anciens — architectures troglodytes / mégalithiques,
grottes et lithophones naturels — elle s’intéresse à l’archéo-acoustique, aux traces vibratoires que le son
laisse dans la matière et leur capacité à traverser le temps.
Chaque sculpture résonne d’un passé archéologique, agit dans un présent immédiat et s’ouvre vers un futur
à venir.
À travers cette archéologie vivante, la matière devient voix, la mémoire circule, se transforme et traverse les
corps, le temps et les lieux.
Ces environnements se perçoivent autant avec l’oreille qu’avec les mains : ces sculptures tactiles sollicitent le
toucher et provoquent une interaction directe.
Le son — frottements, vibrations et résonances — agit comme un médiateur entre la sculpture et le corps
du visiteur, révélant gestes et traces inscrits dans la matière.
Les sculptures deviennent des archives de mémoire individuelle et collective, où résonances et perceptions
se répondent. Le spectateur est invité à entrer en contact avec ces artefacts à travers une expérience senso-
rielle où passé et présent se superposent.